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Isidore est né entre 560 et 570 en actuelle
Andalousie, province d'Espagne très ouverte aux influences
de l’Orient et de l’Afrique.
Il vient d'une famille influente. Son frère, Léandre, est
l'ami du pape Grégoire le Grand et le précède à l'épiscopat
de Séville. Son influence et celle de son frère contribueront
largement à convertir les Wisigoths, majoritairement ariens,
au christianisme nicéen.
À la fin du VIe siècle, l'Andalousie va devenir le
conservatoire de la culture antique. Isidore assiste à l’unification
de l’Espagne sous la domination des Wisigoths, qui s’y sont
repliés au début du VIe siècle, élisant Tolède pour capitale.
C’est sous l’influence de son frère aîné Léandre, alors évêque
de Séville, que le roi Récarède, entraînant tout son peuple,
se convertit de l’arianisme au catholicisme (589).
Il succède à son frère à l’évêché de Séville et conseille
les princes. Il participe à l’affermissement de la royauté
wisigothique, réorganise l’Église d’Espagne et travaille à
la rénovation d’une culture hispano-romaine.
Il écrit de multiples manuels d’initiation liturgique, exégétique,
théologique à l’usage des clercs, des moines, mais aussi des
laïcs appelés à de hautes fonctions. À cette époque, Séville
est un centre culturel particulièrement brillant et sa bibliothèque
s’est enrichie des textes transportés par les chrétiens réfugiés
d’Afrique. À son entrée, on peut lire : « Il est ici bien
des oeuvres sacrées, bien des oeuvres profanes ».
Son œuvre majeure est Etymologiæ, constituée de vingt livres.
Par cette œuvre, il essaie de rendre compte de l'ensemble
du savoir antique et de transmettre à ses lecteurs une culture
classique.
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