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Revenons à l'empire romain et plus
précisément à l'empereur Constantin.
Bon politique, Constantin 1er constate les progrès du christianisme.
Renonçant à la politique de persécution de ses prédécesseurs,
il prend le parti de s'appuyer sur la nouvelle religion pour
consolider l'unité de l'empire. En 313, l'empereur publie
à Milan un édit de tolérance qui lui rallie les chrétiens,
devenus prédominants dans l'empire.
Voulant mettre fin à la querelle qui divisait les chrétiens
à propos du rapport entre le Fils et le Père, il convoqua
et présida un concile œcuménique le 20 mai 325 dans la ville
de Nicée, en Bithynie. La conception inspirée par les thèses
du prêtre Arius (subordination du Fils au Père) y fut condamnée.
La plupart des 250 ou 300 évêques présents signèrent un accord
comportant le credo encore en usage aujourd'hui dans la plupart
des Églises. Constantin se chargea d'appliquer les décisions
du concile de Nicée en faisant chasser de leurs sièges les
évêques « ariens ». Mais, à la fin de sa vie, Constantin se
rapprocha des ariens et c'est leur chef, Eusèbe de Nicomédie,
qui organisa son baptême, sur son lit de mort.
C'est au cours de ce concile que les bases de notre Bible
sont jetées dans le but de fédérer les
différentes tribus barbares que compte l'empire, sous
une même bannière religieuse.
Il est considéré comme saint par les orthodoxes et les catholiques,
pour avoir fait du christianisme la religion officielle de
l'Empire.
Il ne fait aucun doute que le concile s'est basé sur
les Évangiles pour l'élaboration du nouveau
testament, véritable dogme. Mais comment dicter une
bible plus de trois siècles après les faits
?
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| Le début du mystère |
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On reconnait que les évangiles sont
parfois contradictoires. Constantin, plus préoccupé
par la politique que par la religion, a-t-il omis certaines
écritures (les apocryphes) ? On est en droit de le
penser.
Dernièrement, l'évangile selon Judas a été
découverte... Datée du Ier siècle, Le
Vatican a déclaré ces textes apocryphes, ce
qui veut dire non reconnus par l'Église.
Ce n'est pas une exception. De nombreux textes pourtant déclarés
authentiques ont été réfutés par
le Vatican.
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