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| Catharisme
et persécution |
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La religion Cathare distinguait l'esprit,
l'œuvre de Dieu, et le corps, ainsi que tout ce qui est matériel,
œuvre de Satan. Cela dit, la doctrine cathare ne rejette pas
l'ensemble des dogmes chrétiens, mais elle rejette l'Ancien
Testament ainsi que les sacrements. Pour eux, Jésus n'a pas
souffert la Passion et n'est pas mort sur la croix puisque
son corps n'était qu'une apparence.
Devant le mouvement cathare, l'Église tente de ramener ces
brebis égarées dans le droit chemin, mais sans grand succès.
Y voyant là l'occasion d'affaiblir, voire de mettre un terme
à l'autorité concurrente des Comtes de Toulouse, le roi de
France déclenche une guerre ouverte contre l'hérésie cathare.
Le conflit deviendra ce que l'on connaît mieux maintenant
sous le nom des croisades contre les Albigeois. Le catharisme
est donc devenu tant un enjeu politique que religieux.
L'événement qui va déclencher cette terrible guerre se déroule
le 14 janvier 1208, à Saint-Gilles du Gard. Le légat du pape
Pierre de Castelnau est assassiné. Les soupçons se tournent
alors vers Raymond VI, comte de Toulouse que l'on accusait
déjà d'aider les hérétiques sur ses terres. Quel meilleur
prétexte pour le pape Innocent III et le roi de France Philippe-Auguste
pour lever une armée sous la bannière chrétienne ?
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| Les massacres |
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Le 22 juillet 1209, la ville de Béziers est
prise et ses habitants sont tous massacrés. C'est à cette
occasion que les croisés diront : " Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra
les siens ". Cathares et catholiques sont assassinés. Dix
jours plus tard, la cité fortifiée de Carcassonne tombe à
son tour. Pendaisons, bûchers, tortures sont monnaie courante.
Les morts se comptent par milliers. Les chevaliers et seigneurs
de la région se regroupent et assurent la protection de leurs
sujets. On les appellera les Faydits.
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